Alors pourquoi est-ce si dur de croire? C’est une question qui revient souvent, quelle que soit notre religion. Sans être exhaustif, il y a des raisons objectives et subjectives. Quelles sont-elles ?

1. Raisons objectives

Pourquoi est ce si dur de croire? En effet,une première raison commune à chacun, est que croire suppose une part d’abandon : il nous faut dépasser notre esprit cartésien pour entrer dans une dimension inconnue. Dimension difficile à accepter . Donc, cela suppose un cœur d’enfant qui fait confiance, comme  à ses parents, parce que ce sont ses parents. Même s’il ne comprend pas tout, il sait qu’ils ne pourront pas lui mentir.
Une seconde raison est que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Quand la mer est calme, tout va bien, mais quand la tempête souffle et qu’on ne sait plus à quoi se raccrocher, c’est difficile. Et pourtant, nous n’avons pas toujours toutes les cartes en main…

2. Raisons subjectives

Alors pourquoi est-ce si dur de croire dans certaines religions? quelles sont ces raisons? Je prendrai deux exemples liés à l’Islam et à la religion catholique.
Tout musulman sait qu’Allah est transcendant. Et c’est vrai que Dieu est infiniment grand : il suffit d’observer la nature et de s’émerveiller pour comprendre que ce n’est pas l’homme qui a pu tout faire à lui seul. Car Dieu est créateur et c’est lui qui a tout fait. Dès lors, qui sommes-nous face à lui… Mais le problème est que cette transcendance peut donner le sentiment qu’il existe un fossé entre Dieu et nous : Dieu est tellement grand qu’il est lointain et qu’on pourrait croire qu’il se désintéresse de l’homme.

3. Grande incertitude

De même, en pratiquant les cinq piliers de l’Islam, sommes-nous sûrs d’être sauvés ? Il existe un hadith qui dit que même le Prophète n’est pas sûr d’être sauvé. On comprend alors que le doute puisse s’installer…
En ce qui concerne la foi catholique, ce n’est pas plus facile : comment croire en un Dieu qu’on ne voit pas ? Car, on voudrait un Dieu fort, qui sauve, comme les juifs au temps de Jésus qui auraient voulu qu’il renverse le pouvoir romain pour instaurer une paix définitive et faire triompher la religion juive. Or Jésus s’est fait petit enfant, a vécu une vie ordinaire et est mort sur une croix…
Pour reprendre les mots du Pape François, dans une homélie (discours) à Trieste, pour les semaines sociales italiennes : « une foi fondée sur un Dieu humain, attentif à l’humanité, qui en prend soin, qui s’émeut de nos blessures, qui assume nos fatigues, qui rompt le pain pour nous. Un Dieu fort et puissant, qui est à mes côtés et qui me satisfait en tout, c’est attirant ; un Dieu faible, un Dieu qui meurt sur la croix par amour et qui me demande aussi de dépasser tout égoïsme et d’offrir ma vie pour le salut du monde ; et cela, frères et sœurs, c’est un scandale. »

4. L’espérance

En effet, la seule réponse qu’apporte l’Église catholique est que Jésus est ressuscité . Il n’est pas resté dans un tombeau, le troisième jour suivant sa mort il est ressuscité et il nous appelle à la vie ! Voilà notre espérance. Il est monté au ciel où il nous prépare une place auprès de lui. En attendant, il ne nous abandonne pas : « Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28 ;20
Et vous, comment vivez-vous votre foi ? Est-ce simple ? Y a-t-il des questionnements ? Des doutes ? Venez discuter librement avec nous par chat.

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