L’Islam et la souffrance.La souffrance est un sujet qui transcende toutes les religions pour la bonne et simple raison que chacun de nous est ou sera tôt ou tard, concerné par la souffrance : soit autour de lui, soit en son corps. Notre propos, ici, est de savoir ce que dit l’Islam à propos de la souffrance. Nous ferons, ensuite, une extrapolation avec la religion chrétienne.
1. Le sens de la souffrance
La souffrance est, certes une épreuve, mais en aucun cas elle ne peut constituer une punition : Dieu n’a jamais voulu la souffrance. Il est bon et juste par nature, donc ce serait lui faire offense que voir en lui en un père fouettard. De plus, sa bonté ne l’empêche pas de laisser la souffrance exister, non par sadisme, mais pour permettre à l’homme de changer sa conduite. Il y a également le libre arbitre humain qui est en jeu : nous sommes libres de faire le bien ou le mal.
La souffrance est aussi l’occasion de percevoir ses limites et de comprendre que nous avons besoin de Dieu. Une sourate dit d’ailleurs : « Prenez-garde ! Vraiment l’homme devient rebelle, dès qu’il estime qu’il peut se suffire à lui-même (à cause de sa richesse). (96:6–7) » Dans la souffrance, nous devenons aussi solidaires de nos frères qui souffrent.
2. Comment vivre la souffrance
Être malade n’est pas une fin en soi. Il ne nous a jamais été demandé de ne rien faire en espérant que la maladie passera. Au contraire, notre devoir d’état est de faire appel à un médecin pour nous soigner. De même, il est demandé au croyant de visiter les malades : c’est un acte de charité. Il en est de même pour l’accompagnement de ses proches.
3. Les chrétiens et la souffrance
Pour les chrétiens aussi, la souffrance n’est pas considérée comme une punition de Dieu. Dieu est bon et c’est lui qui a créé l’homme à son image, comment aurait-il pu donc vouloir son malheur ? Mais cela va plus loin : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a envoyé son propre Fils pour le sauver du péché. C’est Jésus, qui est né de la Vierge Marie, a partagé notre existence avec ses joies et ses peines. Il a été jusqu’à souffrir pour nous sur la croix avant de mourir et ressusciter.https://www.inchallah.net/tag/amour/
Ainsi, la souffrance a un sens. Et Dieu n’est pas absent de nos souffrances : Il est là quand nous souffrons, même si nous ne le percevons pas. Et nous pouvons, si nous le voulons, offrir notre souffrance comme participation au salut du monde.
Cela n’empêche pas bien évidemment, qu’il est de notre devoir de soulager toute souffrance et de prendre les moyens adéquats pour se soigner. De même, la visite au personnes souffrantes et l’accompagnement de nos proches est encouragée : c’est l’exercice de la compassion.
Et vous, que représente la souffrance pour vous ? Venez, nous faire part de vos réactions ou questions, par chat.
« Car il n’a pas rejeté,
il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ;
il ne s’est pas voilé la face devant lui,
mais il entend sa plainte. » Psaume 21(22) ; 25