Écologie et l’Islam. Il est intéressant d’étudier quels rapports entretiennent l’écologie et l’Islam. En effet, la question du réchauffement climatique fait partie des préoccupations actuelles et transcende les religions. Cependant, certains, comme les catholiques, et nous y reviendrons, ont développé toute une réflexion autour de l’écologie.
Qu’en est-il au niveau de l’Islam ?
1. Rapport entre l’Islam et la Création
Première chose : la Création a été voulue et faite par Dieu, ainsi que la vie et la mort. Donc le Coran invite l’homme à admirer la création car elle a été faite en référence à Dieu. Ainsi l’écologie et l’Islam c’est avant tout, un émerveillement devant un paysage. On peut percevoir dans une certaine mesure, quelque chose de Dieu.
Autre élément important, c’est qu’il n’existe pas de rapport dominateur de l’homme sur la nature : il ne fait qu’un avec son environnement naturel. Certes, il a une responsabilité dans le fait d’y faire attention, de le préserver, mais il n’est pas au-dessus. Sa relation avec la nature est de trois ordres :
– Contemplation, comme cela a déjà été dit,
– dans son propre intérêt, mais toujours modéré et respectueux,
– Fait d’en prendre soin dans le souci de chaque être vivant.
Ainsi chacun doit, par exemple, pouvoir avoir accès aux ressources naturelles et il est important, pour le bien de la planète, qu’elles soient préservées. Pour un musulman, le bonheur ne réside pas dans l’accumulation des richesses mais dans le fait de pouvoir vivre décemment, avec ce dont il a besoin et qu’il tire, pour partie, du sol.
2. Comparaison avec la vision chrétienne de l’écologie
Même si la finalité chrétienne reste la même que pour l’Islam, il n’en demeure pas moins que la Bible affirme, dès le début, la prééminence de l’homme sur la création. Ainsi, nous lisons dans la Genèse : « Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » Genèse 1 ; 27-28
Donc, nous comprenons bien que l’homme se trouve au sommet de la création, non pour en faire ce que bon lui semble, mais pour en être pleinement responsable : au jour du jugement dernier, il aura des comptes à rendre…
3. Un appel à l’émerveillement
C’est d’ailleurs l’avertissement que lance le Pape François dans son encyclique sur l’écologie humaine Laudato Si : « Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats ». La création tend vers sa plénitude et c’est à l’homme à contribuer à la réalisation de cette plénitude. Tout est lié…
Et vous, comment percevez-vous le monde qui vous entoure ? Comme un bien à préserver ou comme un moyen pour satisfaire ses besoins vitaux. Nous serons heureux d’en débattre avec vous par chat.
« Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,
spécialement messire frère Soleil,
par qui tu nous donnes le jour, la lumière ;
il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,
et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole. »https://hozana.org/priere/catholique/cantique-des-creatures
saint François d’Assise Cantique des créatures